Nouvelle Sparte- Erik l’Homme – Gallimard Jeunesse

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Valère et dévoré d’amour-silence pour la belle Alexia. Il vivent à Nouvelle Sparte en Baïkalie. Une fédération fondée par leurs ancêtres qui ont survécu au chaos et aux grands bouleversements qui ont renversé les pays du monde-d’avant. Inspirée des gouvernances dans ce qu’elles ont de meilleur de la Sparte et l’Athènes antique, priant Zeus, Héra et leur descendance, elle n’en reste pas moins un pays de haute technicité, évolué, soucieux de l’unité et du bien être de tous ses citoyens. Leur langue a mutée pour s’accorder à la pensée philosophique qui n’oppose pas le je-suis, le je-fais au nous-ensemble car chacun se réalise en partageant une destinée commune. Les substantifs qui remplacent souvent les noms expriment intrinsèquement l’attachement à l’existence et à la substance même de cette pensée.

Valère est le fils de Maxence mort-assassiné en mission diplomatique au Darislam et de Tess venue D’occidie.

En sortant d’une taverne, ils échappent avec Alexia et leurs amis in extremis à un premier attentat. A plusieurs reprises, ils secoueront brutalement l’équilibre de la cité.

L’Occidie et le Darislam sont vite soupçonnés de les avoir commandité. Valère sera envoyé à bord d’une squaline chez son oncle, frère de Tess pour enquêter discrètement. L’Occidie est le miroir à peine déformé de notre société. Dans un brouillard épais de pollution atmosphérique, les j’ai-tout protègent leurs biens et leur argent derrière des murailles tandis qu’en périphérie, c’est la jungle des sans-rien, laissés à leur violence et à leur misère. Il découvrira bien des secrets et des intrigues dans les arcanes du pouvoir de son pays, et celui d’Occidie, les faux-amis et des ennemis généreux sur qui l’on peut compter.

Le fil narratif se déroule sans que l’on puisse lâcher le livre. On s’attache à cette langue intelligente, originale et imagée qui semble une évidence.

Les lecteurs découvriront que les certitudes peuvent voler en éclat. Le propos est tout en sensibilité, en délicatesse sans manichéisme. Les pages qui évoquent l’amour que Valère porte à Alexia et vice-versa dans la langue de nouvelle sparte sont d’une pure poésie.

Djô

Djô de Gilles Eduar chez Rue du Monde

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                      Djô est un petit singe curieux et aventureux. Un matin qu’il s’éloigne trop de sa famille, il s’envole dans les serres d’un aigle pour tomber à force de se débattre dans la mare d’un cirque. Quelle aubaine pour son directeur qui en fait sa vedette et le transforme pour le plaisir des spectateurs en « singe canon » Il voyagera de ville en ville, beaucoup et longtemps en compagnie de Rabab son vieil ami l’éléphant. Il veut retourner et finir ses jours parmi le siens sur la terre où il est né. Ils partent donc ensemble sous une nuit étoilée pour son dernier grand voyage au bout de la terre, au bout de sa vie. Djô tout du long sera un compagnon de route attentionné et attentif l’encourageant de son mieux et guidant ses pas et ses yeux fatigués. Rien n’entravera leur voyage, métaphore d’une vie bien remplie et protégé par des amis bienveillants. Heureux d’arriver enfin, Rabab pourra mourir comme on s’endort, entouré de ses amis. Cet ouvrage sensible, de Gilles Eduar, nous fait passer de l’insouciance de la vie à la préoccupation de la mort. Il emmène l’enfant à cette conscience sans angoisse ni drame. Les illustrations joyeuses et colorées contribuent à adoucir le propos. Il complète une belle collection « Coup de cœur d’ailleurs » et nous vient du Brésil.