Coup de cœur ♥

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Ourse et Lapin : Une chouette surprise!
De Julian Gough

Une chose arrive à la vitesse d’une météorite dans le champ de vision d’Ourse et Lapin. C’était quoi ? Tergiversations, consultation des animaux de la forêt, grâce à Pivert l’enquête s’oriente vers l’idée d’une vague cousine qui pourrait être une chouette. Sonnée par le choc, elle ne réagit pas aux appels et triturations de sa masse plumeuse…

Lapin, d’un naturel atrabilaire, part dans une frénésie alarmiste dressant un portrait terrifiant de la malheureuse. Ourse tempère avec sa bienveillance, cependant elle finie par s’en aller, désespérant de convaincre Lapin que, peut-être, l’intéressée aurait son mot à dire. Devant l’autoritaire ascendance de ce dernier, tous se rallient à son jugement et il y aura un procès en bonne et due forme. Il est décidé de lui construire une prison. Chouette ouvre enfin les yeux… derrière ses barreaux de ronces.

Tout bascule pourtant quand ourse revient avec sa sagesse et que Chouette peut enfin raconter son histoire. Se parler et surtout s’écouter apportent un autre regard. Il n’en faut pas plus pour que la situation se retourne, ce qui donne lieu à une rédemption collective… Les dessins expressifs, pleins d’humour et de poésie viennent renforcer le plaisir d’une histoire bien ficelée, pleine de rebondissements, où l’on s’attache dans ce tome 3 de la série aux personnalités bien trempées de ses héros.

D’une petite mouche bleue

D’une Petite Mouche Bleue, de Mathias Friman.

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Le format à l’italienne est tout indiqué pour cette randonnée. La structure répétitive aborde la chaîne alimentaire. C’est une suite d’animaux dans laquelle chacun mange celui qui le précède. Le thème n’est pas nouveau mais l’intérêt de l’album vient de l’approche graphique et originale qu’il en est faite.

L’illustration classique à la mine de plomb, au trait précis et efficace, n’est pas envahissante et laisse la place au mouvement. A chaque fois qu’un animal est dévoré, il transmet sa couleur bleu qui en fait le fil conducteur de l’histoire.

Sur deux doubles pages savamment construites, une mouche ouvre la randonnée. Deux courts textes accompagnent chacune d’elles. L’un plein d’humour et de rythme narre l’histoire, l’ autre, en introduisant un nouvel animal, interpelle le lecteur, l’invitant à tourner la page. La typographie bleue elle aussi revient comme un refrain quand il s’agit de donner la parole à l’animal. L’auteur n’est pas tombé dans le piège facile du toujours plus gros qui dévore le plus petit, mais apporte des nuances sur le cycle de la vie.

Seul l’homme échappe à la couleur et seule une plume bleue à son chapeau nous rappelle qu’en prédateur suprême, il est le bout de la chaîne. Cependant pour ne rien dévoiler d’une chute drôle et bien menée, la situation finale nous remmène à nouveau à la mouche du début et au plaisir de recommencer.

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